Les actions

Les actions menées par FO Direction

Rencontre interrégionale PARIS

Le 9 octobre 2018, FO-DIRECTION a organisé une réunion interrégionale sur le ressort de Paris.

Conduite par Sébastien NICOLAS, Secrétaire Général, accompagné par Ivan GOMBERT, Secrétaire National, cette rencontre s'est avérée riche en échanges.

Groupe Paris

Après un premier semestre principalement marqué par le mouvement social de début d'année, il était important que les collègues puissent s'exprimer librement : situation pendant le mouvement, gestion des personnels, gestion de l'après-crise (sanctions, récompenses, climat, ...).

A l'aube des élections professionnelles, les sujets à aborder étaient nombreux et variés : projet de loi pour la Justice, réalités du terrain, mobilité, évolution du statut, dispositif Lemaire, avancées, difficultés rencontrées, élections professionnelles... Les échanges ont été riches entre les participants.

D'autres réunions interrégionales se succèderont prochainement (Bordeaux/Toulouse/ENAP,Lille, Dijon, Marseille,  ...).

Le Bureau National

 

Interview de Sébastien NICOLAS par Paule GONZALES-LE FIGARO

Nicole Belloubet peine à convaincre des bienfaits de sa loi sur la surpopulation carcérale

Par Paule Gonzalès  Mis à jour le 26/09/2018 à 10h38 | Publié le 26/09/2018 à 10h09

La garde des Sceaux affirme devant les sénateurs ne pas avoir abandonné son plan de 15.000 places de prison.

Le plan prison de Nicole Belloubet ne passe pas. La garde des Sceaux auditionnée au Sénat mardi soir a dû le défendre pied à pied, face à une commission des Lois majoritairement hostile à l'exception notable de Pierre Sueur, sénateur socialiste. Philippe Bas, le président de la commission des Lois lui a rappelé que le compte n'y était pas en matière de places de prison promises lors de la campagne présidentielle par Emmanuel Macron. «De 15.000 places de prison, nous sommes passés à 7000. Le plan du président de la République ne sera pas exécuté mais nous sommes tout à fait disposés à écouter celui de Madame Belloubet», a-t-il lancé à la ministre de la justice, un peu mal à l'aise. «Nous ne renonçons à rien, nous construirons 7000 places de prison dans le quinquennat. Mais vous savez que construire un établissement demande 6 à 7 ans et qu'il n'est pas simple de trouver des terrains. Nous avons bien l'intention de lancer un plan complémentaire de 8000 places pour après 2022», a-t-elle insisté en s'appuyant par ailleurs sur son étude d'impact.

Cette dernière affirme que la réforme des peines envisagée par la prochaine loi sur la justice permettra d'alléger la surpopulation carcérale de 8000 détenus grâce au recours massif au bracelet électronique, à la semi-liberté et au placement extérieur. Selon les tableaux de l'étude d'impact, le recours à ces modes alternatifs à l'incarcération pour les peines comprises entre un et six mois qui ne doivent plus faire l'objet d'incarcération permettrait d'emblée de faire baisser le nombre de détenus de 6235 détenus. De même, l'étude d'impact prévoit que l'aménagement systématique des peines inférieures à un an et supérieures à 6 mois ferait baisser la surpopulation carcérale de 1800 détenus. La disparition pure et simple des peines de moins d'un moins se traduirait par 300 détenus en moins. Epsilon au regard d'une population carcérale qui passe la barre aujourd'hui des 70.000 détenus.

Depuis sa publication, les syndicats pénitentiaires passent cette étude d'impact au scanner de la pratique judiciaire et de la réalité du terrain.

Le syndicat FO direction pénitentiaire est bien plus prudent que les services d'études de la chancellerie.

Restitution audition Sénat du 1er février 2018

SénatLe 1er Février 2018, Monsieur Sébastien NICOLAS, Secrétaire Général, Monsieur Ivan GOMBERT, Secrétaire National ainsi que Madame Cécile BRASSART, Déléguée régionale et Chargée de mission Communication FO DIRECTION ont été auditionnés par le Sénat à propos de la crise que traverse notre administration.

Cette audition, d’une durée de trente minutes, était conduite par Monsieur Philippe BAS, Président de la Commission des Lois.

La crise que traverse notre institution n'a pas surpris nos interlocuteurs, conscients des difficultés quotidiennes auxquelles sont confrontés les personnels de l’Administration Pénitentiaire.
Interrogée sur les réponses apportées par le Ministère à un mouvement des personnels d'une ampleur exceptionnelle, l’équipe FO-DIRECTION n'a pu que déplorer la superficialité de l'accord signé : en effet, la création de postes supplémentaires ne répond pas au déficit d'attractivité des métiers pénitentiaires (30% des inscrits seulement se sont présentés au concours de surveillants) ; la prime de fidélisation dont bénéficieront les sortants de l’Ecole Nationale de l’Administration Pénitentiaire (E.N.A.P.) aura pour conséquence de concentrer les jeunes professionnels sur les établissements les plus difficiles. La réponse sécuritaire à l'ultra violence d'une partie de la population pénale est nécessaire mais pose sur le long terme la question de la réinsertion des publics concernés.... Les chantiers de la justice doivent à présent être l'occasion de réformer en profondeur notre institution.

Interview de Sébastien NICOLAS par Marie HURET, magazine Marianne du 6 au 12 juillet 2018

 

 

SG"En maison d'arrêt, de grands criminels peuvent s'évader assez facilement" par Sébastien NICOLAS, Secrétaire Général FO-DIRECTION

Interview de Sébastien NICOLAS, Secrétaire Général FORCE OUVRIERE DIRECTION, Publiée sur le magazine MARIANNE hebdomadaire du 6 au 12 juillet - Propos recueillis par Marie HURET

Marianne : Rédoine FAÏD s'est déjà évadé avec des explosifs et une prise d'otages en 2013, de la prison de Sequedin. Comment a-t-il pu se faire la belle une nouvelle fois, de manière aussi spectaculaire ?

Sébastien NICOLAS : Sans doute n'était-il pas incarcéré au bon endroit. Rédoine FAÏD n'aurait pas pu s'évader en hélicoptère des maisons centrales de Saint-Maur (Indre) ou de Lannemezan (Hautes-Pyrénées), des établissements hautement sécuritaires avec un personnel aguerri pour la prise en charge de ce type de public. C'est un professionnel du crime. Il en a fait son mode de vie. Ces profils doivent être gérés de manière particulière. L'évasion du Centre Pénitentiaire de Réau montre à quel point les critères d'affectation en prison sont obsolètes.

Il faut privilégier la dangerosité pénitentiaire et utiliser le parc immobilier en fonction de ce critère-là. Alors qu'aujourd'hui, on s'attache, en conformité avec les textes en vigueur, à la catégorie pénale (prévenu ou condamné), la proximité avec la juridiction chargée du dossier et le maintien des liens familiaux. Vous pouvez retrouver en maison d'arrêt des profils de grands criminels qui peuvent s'évader assez facilement.

La sécurité maximale peut-elle être assurée dans des prisons surpeuplées ?

Précisons d'abord que ce scénario spectaculaire est relativement rare. Pour une évasion réussie, mettant en scène organisation et violence, l'Administration Pénitentiaire déjoue de nombreux projets. Mais le risque zéro n'existe pas. L'imagination et l'adaptation des détenus nous font découvrir des failles auxquelles nous n'avions pas pensé...

Les directeurs de prison sont confrontés à la même problématique depuis des années : faire le maximum avec une population pénale de plus en plus nombreuse et des surveillants de moins en moins nombreux. Quand vous arrivez le matin, vous devez parfois pourvoir une trentaine de postes avec une vingtaine d'agents... Un surveillant gère entre 80 et 100 individus.  Au lieu de prendre le temps d'observer les détenus , il court, ouvre et ferme des portes. Plusieurs jours d'affilée, jusqu'à douze heures par jour... Le personnel est épuisé. Nous fonctionnons régulièrement en mode dégradé. Nous faisons remonter en permanence nos difficultés, mais nous sommes écoutés, notamment par le politique, d'une oreille distraite.

Courrier du 17 novembre 2017 au DAP

Fresnes, le 17 novembre 2017

 

Monsieur Stéphane BREDIN

Directeur de l’Administration pénitentiaire

Monsieur le Directeur,

Nous avons pu évoquer au cours de l’audience que vous avez accordée au Bureau National de notre Organisation professionnelle et dont je vous remercie, de nombreux points de nature à favoriser la reconnaissance, la place et le rôle que doivent jouer les DSP au sein de l’Institution.

Le statut des DSP en fait naturellement partie.

Nous ne sommes pas sans savoir que la réforme statutaire concernant la mise en œuvre d’un plan de requalification en faveur du corps de commandement devrait très prochainement aboutir, le Guichet Unique ayant été saisi.

Il me paraît donc essentiel de ne pas perdre de temps et d’envisager rapidement la reprise de nos discussions afin de conforter par de nouvelles dispositions statutaires et indemnitaires, l’aboutissement de la réforme statutaire des DSP et l’inscription de notre corps au sein de la haute fonction publique de l’Etat.

Celle-ci passe évidemment par l’accès au A+ et la revalorisation du régime indemnitaire dans le cadre du RIFSEEP, que nous considérons comme indispensables pour maintenir aussi un dialogue social serein et de qualité, après des promesses anciennes.

Certains échanges avec vos services nous ont également permis de souligner certains points de blocage actuels dans le statut de 2017, qu’il conviendrait de lever afin de ne pas entraver les conditions de réalisation des parcours professionnels de nos collègues.

Il me semblerait également nécessaire d’engager des discussions sérieuses afin de considérer les conditions d’intégration du corps des DSP dans le dispositif PPCR dont il a été écarté, à notre avis de manière irrégulière et sans légitimité.

Ces deux dossiers sont complémentaires et prioritaires, si l’on veut bien considérer le corps des DSP comme constituant le corps des hauts cadres de l’administration pénitentiaire.

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Directeur, l’expression de ma meilleure considération.

Pour le Bureau National

Le Secrétaire Général
Sébastien NICOLAS

 

Nos actions

12 Oct 2018;
08:00AM - 05:00PM
11h - Réunion de travail
15 Oct 2018;
08:00AM - 05:00PM
14h30 - CTAP
15 Oct 2018;
08:00AM - 05:00PM
14h30 - Réunion Bureau Fédéral FGF
15 Oct 2018;
08:00AM - 05:00PM
Pré CAP
15 Oct 2018;
08:00AM - 05:00PM
14h - CTM
16 Oct 2018;
08:00AM - 05:00PM
CAP de mobilité DSP
19 Oct 2018;
08:00AM - 05:00PM
CTAP
29 Oct 2018;
08:00AM - 05:00PM
16h - Réunion relative au statut des CSP et à son impact sur le statut des DSP
06 Nov 2018;
08:00AM - 05:00PM
9h30 Réunion interrégionale Sud Ouest
12 Nov 2018;
08:00AM - 05:00PM
14h30 Réunion Bureau Fédéral FGF
img.responsive { max-width : 100%; height : auto; }