Le métier de Directeur

Le Concours de Directeurs des Services Pénitentiaires

Le métier de DSP

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Nos missions

Issus du Ministère de la Justice, les directeurs et directrices des services pénitentiaires (abrégés en DSP) forment un corps chargé de l'encadrement supérieur des services pénitentiaires, à vocation A+.

Souvent qualifiés par la société de "directeurs de prison", nos missions débordent du cadre de la prison où nous effectuons effectivement la direction, de l'animation, du management et du contrôle des établissements pénitentiaires.

En effet, nous pouvons diriger des services pénitentiaires d'insertion et de probation et travailler au sein ou à la tête des directions interrégionales (DISP) et de l'administration centrale. Nous pouvons également travailler au sein d'établissements publics comme l'Ecole Nationale d'Administration Pénitentiaire (ENAP) ou l'Etablissement Public de Santé Nationale de Fresnes (EPSNF).

Ainsi au cours de sa carrière, un directeur ou une directrice pourra occuper les postes suivants :

 

Dès lors, le métier de directeur ou directrice des services pénitentiaires est d'une infinie richesse.

Pour en comprendre tous les enjeux, nous vous invitons à lire notre publication syndicale intitulée "Ce que nous sommes" (qui détaille l'évolution de nos missions et les compétences exigées) et, sous un angle plus critique, le communiqué "Manifeste DSP" (qui met en corrélation les attentes de la société avec les moyens mis à disposition).

 

Statut et rémunération

LoupeFOCUS : Qu'est-ce-que le statut

 

Le métier de directeur des services pénitentiaires est un corps à vocation A+ régi par deux décrets :

 

Le statut de directeur comprend une obligation de mobilité. Celle-ci doit intervenir :

  • Tous les 2 à 4 ans pour les Directeurs de classe normale et hors classe. Une prolongation de 2 ans est toutefois possible.
  • Tous les 3 ans pour les Directeurs Fonctionnels ou Directeurs Interrégionaux. Ces 3 ans sont toutefois renouvelables. Cette durée en réalité n'est qu'indicative pour les emplois fonctionnels, puisqu'ils peuvent être révoqués à tout moment ou donner lieu à des mutations plus rapides.

 

L'indice (majoré) de rémunération d'un directeur débute à 356 pour un élève et s'achève actuellement à 1164 pour un directeur fonctionnel (voir la grille complète à jour du 4 juillet 2013).

Le développement de carrière s'étale sur :

  • 19 ans pour la classe normale pour accéder à l'indice majoré de 783
  • 14 ans pour la hors classe pour accéder à la hors échelle A
  • 12 ans pour l'emploi fonctionnel pour accéder à la hors échelle C

(Voir détails)

 

Certains postes peuvent donner droit à un logement de fonction.

 

FO-Direction agit pour revaloriser le statut des directeurs en travaillant sur le rééchelonnement indiciaire de la classe normale, sur le passage en hors classe, en renégociant l'échelon Hors Echelle B et en souhaitant instaurer un grade d'accès fonctionnel de directeur de classe exceptionnelle.

Après l'évasion de Rédoine Faïd, la nécessité d'états généraux des prisons ! Il est temps d'ouvrir des états généraux de la prison !
Au lendemain de l'évasion réussie de Rédoine FAID du Centre Pénitentiaire de Réau, il est en premier lieu indispensable de souligner que l'Administration Pénitentiaire déjoue quotidiennement bien plus de projets d'évasion qu'on ne dénombre d'évasions réussies. Ce constat indéniable est le fruit de la vigilance accrue des agents pénitentiaires tous corps et tous grades confondus qui observent, recueillent et agissent ensemble avec les moyens dont ils disposent. Pour autant, FO-Direction souhaite que soit enfin conduite une réflexion sérieuse, et nourrie des constats de terrain, sur la prise en charge des publics.

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Restitution audition sénat Restitution audition Sénat du 1er février 2018
Le 1 er Février 2018, Monsieur Sébastien NICOLAS, Secrétaire Général, Monsieur Ivan GOMBERT, Secrétaire National ainsi que Madame Cécile BRASSART, Déléguée régionale et Chargée de mission Communication FO DIRECTION ont été auditionnés par le Sénat à propos de la crise que traverse notre administration.

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Résultat des dernières CAP
Retrouvez le résultat des dernières CAP - Attention, vous devez être connecté pour consulter ces articles
Les propositions de FO-Direction Motion du Bureau National : partie 1
Découvrez les positions de FO-Direction sur la politique pénitentiaire

Du 10 au 12 octobre 2017 s'est tenu le 9ème Congrès du SNP-FO Direction, syndicat majoritaire des...

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Adhérez au syndicat majoritaire des directeurs des services pénitentiaires !

RIFSEEP : une arnaque programmée pour les seuls personnels pénitentiaires ?

Les représentants du personnel FO-Direction ont pris acte de la position exprimée par le Secrétariat Général lors des CTM depuis le début d’année 2018. Cette position a été réitérée récemment à l’occasion de la mise en place de la consultation du document de stratégie RH du Ministère de la Justice pour les années à venir.

euroAinsi, la Circulaire du 14 novembre 2017, « relative à l'indemnité de fonctions, de sujétions et d'expertise (IFSE) des corps interministériels et corps à statut commun relevant du ministère de la justice dans le cadre du régime indemnitaire tenant compte des fonctions, des sujétions, de l'expertise et de l'engagement professionnel (RIFSEEP) » prévoit  une mesure d’une hallucinante iniquité et d’une humiliante conception de la gestion des ressources humaines. Ce texte évoque les modalités de mise en place de l’étalonnage du RIFSEEP dont le format serait variable selon les Directions du ministère pour organiser un « lissage » qui nous laisse pantois dans sa justification.

En effet, il est effroyable de constater que la partie non-modulable du RIFSEEP (l’IFSE, qui « socle » la nature et le format de la prime) sera réduite en fonction de l’appartenance de l’agent à une direction plutôt qu’une autre : dans l’AP ou ailleurs.

Les personnels pénitentiaires ayant l’honneur et le privilège de servir sous statut spécial avec son cortège de contraintes, bénéficient de l’ISS (Indemnité de sujétions spéciales), pour de bonnes raisons !! Toutefois, il a semblé au SG anormal de différencier les personnels administratifs et de privilégier les pénitentiaires en leur maintenant un niveau identique d’IFSE alors même que ces chanceux touchent déjà la PSS !!!! Il a donc été décidé de diviser par deux le socle IFSE (qui sera ainsi comblé par les PSS des agents).

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Interview de Sébastien NICOLAS par Marie HURET, magazine Marianne du 6 au 12 juillet 2018

 

 

SG"En maison d'arrêt, de grands criminels peuvent s'évader assez facilement" par Sébastien NICOLAS, Secrétaire Général FO-DIRECTION

Interview de Sébastien NICOLAS, Secrétaire Général FORCE OUVRIERE DIRECTION, Publiée sur le magazine MARIANNE hebdomadaire du 6 au 12 juillet - Propos recueillis par Marie HURET

Marianne : Rédoine FAÏD s'est déjà évadé avec des explosifs et une prise d'otages en 2013, de la prison de Sequedin. Comment a-t-il pu se faire la belle une nouvelle fois, de manière aussi spectaculaire ?

Sébastien NICOLAS : Sans doute n'était-il pas incarcéré au bon endroit. Rédoine FAÏD n'aurait pas pu s'évader en hélicoptère des maisons centrales de Saint-Maur (Indre) ou de Lannemezan (Hautes-Pyrénées), des établissements hautement sécuritaires avec un personnel aguerri pour la prise en charge de ce type de public. C'est un professionnel du crime. Il en a fait son mode de vie. Ces profils doivent être gérés de manière particulière. L'évasion du Centre Pénitentiaire de Réau montre à quel point les critères d'affectation en prison sont obsolètes.

Il faut privilégier la dangerosité pénitentiaire et utiliser le parc immobilier en fonction de ce critère-là. Alors qu'aujourd'hui, on s'attache, en conformité avec les textes en vigueur, à la catégorie pénale (prévenu ou condamné), la proximité avec la juridiction chargée du dossier et le maintien des liens familiaux. Vous pouvez retrouver en maison d'arrêt des profils de grands criminels qui peuvent s'évader assez facilement.

La sécurité maximale peut-elle être assurée dans des prisons surpeuplées ?

Précisons d'abord que ce scénario spectaculaire est relativement rare. Pour une évasion réussie, mettant en scène organisation et violence, l'Administration Pénitentiaire déjoue de nombreux projets. Mais le risque zéro n'existe pas. L'imagination et l'adaptation des détenus nous font découvrir des failles auxquelles nous n'avions pas pensé...

Les directeurs de prison sont confrontés à la même problématique depuis des années : faire le maximum avec une population pénale de plus en plus nombreuse et des surveillants de moins en moins nombreux. Quand vous arrivez le matin, vous devez parfois pourvoir une trentaine de postes avec une vingtaine d'agents... Un surveillant gère entre 80 et 100 individus.  Au lieu de prendre le temps d'observer les détenus , il court, ouvre et ferme des portes. Plusieurs jours d'affilée, jusqu'à douze heures par jour... Le personnel est épuisé. Nous fonctionnons régulièrement en mode dégradé. Nous faisons remonter en permanence nos difficultés, mais nous sommes écoutés, notamment par le politique, d'une oreille distraite.

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